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"Sous les vents de Neptune" de Fred Vargas

On ne dira jamais ass9782290357248.jpgez l’influence des romans policiers sur l’opinion qu’on peut avoir des agents du Ministère de l’Intérieur. Mais attention les gens, c’est de la fiction !

Or donc, au pays imaginaire où tous les flics seraient des gens remarquables, intelligents et cultivés, pleins de ressources et d’astuces, de volonté, de courage, et même de poésie et d’intuition, il serait leur parangon, leur idole, leur vedette : le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg de Fred Vargas.

Dans ce très long (450 pages) rompol publié en 2004, Fred prend son temps et l’histoire ne commence vraiment qu’après 200 pages. À ce moment-là, notre héros est au Canada et se trouve accusé d’un meurtre qu’il aurait commis en état d’ébriété avancé. Je ne spoile pas vraiment parce qu’on voit arriver le truc gros comme un immeuble. On a lu du Vargas plus subtil. Il y a d’autres choses par contre qu’on ne voit pas arriver – heureusement – en particulier un frère et un agent de maintenance, le second fort à propos pour débrouiller un écheveau bien compliqué avec un vrai faux mort tueur en série, le jeu de mah-jong, une hackeuse qui sucre les fraises, un poisson d’âge canonique et j’en passe.

Bon, ça reste un bon bouquin, avec des personnages formidables et une écriture agréable. En plus, ça cause québécois dans le texte, ce qui est toujours rigolo pour les Grenouilles.

Mais ce ne fut pas pour moi un « page-turner », le synopsis m’a semblé du plus haut alambiqué et ma crédulité naturelle fut mise à rude épreuve.

J’ai dû abuser de Vargas ces temps (le dernier bifton la concernant n’est pas si loin) ou je suis, encore, de mauvaise humeur.

Tag(s) : #policier-noir

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