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"Le royaume des Devins" de Clive Barker

 

Ah les aminches, votre Bademoude revient d’un long voyage. Lui qui déteste a priori les plus de 400 pages est allé au bout des 922 de ce bouquin, et il regrette presque que ce soit fini.

Il est vraiment fortiche le Clive pour vous embarquer en douceur dans son incroyable histoire et titiller suffisamment votre curiosité et votre intérêt pour que vous ne lâchiez pas le truc avant de l’avoir fini.Barker.jpg

On a un héros principal, Cal, un p’tit gars de Liverpool qui élève des pigeons avec son père et qui va découvrir un tapis magique qui contient un monde, celui des rêves et de la magie. Et il y a Suzanne, une jeune femme qui va accueillir en elle le menstrum, un immense pouvoir. Tous deux sont des Coucous, des gens normaux. Ceux qui vivent dans le monde du tapis sont les Devins. Ils se sont tous cachés dans ce tapis parce que le monde des Coucous n’était plus le leur.

Et il y a d’horribles méchants qui veulent du mal aux Devins, Cal et Suzanne en deviennent les gardiens ou protecteurs. Parmi les ennemis il y a un vendeur avec une veste magique qui vous fait croire à ce que vous souhaitez et qui manipule tout le monde. Cette veste lui a été fournie par Immacolata, une terrible sorcière expulsée par son peuple, celui du tapis, et qui veut se venger, aidée par ses deux sœurs encore plus atroces qu’elle. Outre ces deux puissants ennemis il y a aussi un flic sadique et obsédé par sa religion de l’Ordre et, encore plus redoutable que tous les autres, le Fléau.

Cal et Suzanne vont trouver des alliés parmi les Devins et parmi les humains mais leur mission de sauvegarde sera extrêmement difficile et ils vivront des aventures innombrables, horribles et merveilleuses.

C’est un roman fantastique avec une tonalité très particulière où la poésie et la tendresse côtoient l’horreur et le morbide, où alternent les passages calmes et doux avec les combats violents, où se déchaînent les puissances puis s’apaisent les tensions. Il y a surtout une course poursuite et des rebondissements incessants, une imagination invraisemblable et une écriture maîtrisée et efficace.

Monsieur Barker est aussi peintre et cinéaste et ça se sent dans ce formidable roman qui date de 1987. Merci à Pascal de m’avoir offert le ticket pour ce merveilleux voyage.

 

P.S. : Bravo au traducteur Jean-Daniel Brèque pour ce travail de longue haleine, mais le titre français est très loin de l’original "Weave World" (Le monde de la Trame ?), le "royaume" est celui des Anglois, pas des Devins. Et, à la page 769, "ses talons se sont éteints" a interrompu ma lecture et ma compréhension, mais là n’est pas l’essentiel.

Tag(s) : #fantastique

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