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critic02-2012.jpg"Lasser, Un privé sur le Nil" de Sylvie Miller et Philippe Ward

En voilà de la littérature de mauvais genre distrayante !

Les auteurs ont inventé un nouveau cocktail mélangeant polar, fantasy urbaine et uchronie (ou monde parallèle, si vous y voyez un distingo),

Voilà-t-il pas qu’en 1935, à une époque où les bagnoles sont belles, les dieux sont toujours là, parmi les humains. Ils sont en général imbus de leur divinité et n’hésitent pas à affirmer leur supériorité sur les pékins ordinaires, avec tous leurs superpouvoirs.

Lasser, un privé raté et faignasse, copycat de Marlowe mais français, se retrouve au Caire. Le chapitre introductif qui explique son arrivée au bord du Nil est, à mon très humble, relativement raté. Ne vous arrêtez pas là comme j’ai failli le faire. Après, ça dépote.

Isis va l’engager, puis ce sera Sekhmet, encore Isis et c’est ainsi qu’il devient le détective attitré de ces dieux égyptiens toujours là en 1935. C’est enlevé, parfois drôle, en tout cas original, en mélangeant des ingrédients classiques et connus. Un bouquin qui se lit facilement et agréablement, garanti sans prise de tête.

Il y a bien quelques bémols pour un rouspéteur de profession. Même si les auteurs ont bien fait leur doc sur les dieux et la bouffe d’Egypte, ils confondent bêtement chameau à deux bosses et dromadaire (p.306) et certains anachronismes m’ont fait tiquer, puisque nous sommes en 1935, comme la Coccinelle de l’assistante (vaguement expliquée), les journalistes télé (!) ou le terme "macho" (p.202). Quant au whisky que boit sec Lasser, ils n’ont pas l’air d’y connaître grand-chose, à part des formules comme single malt ou seize ans d’âge, mais de là à penser y mettre du jus de fruit !

Quatre ou cinq pétouilles que l’éditeur aurait pu rectifier sans peine n’empêchent pas ce livre léger et sympathique d’emporter l’adhésion.

 

Tag(s) : #fantasy

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