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PC-FDV-B.GIF"Les fleurs de Vénus" de Philippe Curval

Pour son premier roman publié en 1960, l’illustre Curval nous emmène sur une Vénus pleine de fleurs extraordinaires. Les colons terriens en ont peur la nuit et s’enferment sous des dômes. Mais il existe des hybrides (des métis, dit-on à l’époque) entre les colons et les Vénusiens.

Tout est aussi invraisemblable que sympathique dans ce roman d’amour. L’écriture est souvent sublime dans les descriptions des paysages et de la flore, mais on s’attache surtout aux sentiments et à la psychologie des jeunes femmes, Julia une Terrienne née sur Vénus et sa « sœur » Ninon qui l’a recueillie, une hybride.

En 1960, une jeune fille de dix-huit ans est non seulement vierge mais aussi parfaitement insensible à ses hormones. Eh oui, le monde change vite. Dans cette double histoire d’amour, un fils de colon riche s’éprend de Julia alors qu’il est aimé de Ninon, et Julia est adorée par son camarade de toujours, le frère métis de Ninon. Ce dernier est un révolutionnaire, les Terriens étant d’horribles colonisateurs qui ne comprennent rien à Vénus.

La révolution a bien lieu. Elle prend moins d’une page. C’est vous dire à quel point l’essentiel du roman est ailleurs.

Evidemment que ce livre ne serait pas publié de nos jours. D’ailleurs il n’a jamais été repris en poche. Mais c’est très beau à lire même si on n’y croit pas. En tout cas, ça m’est beaucoup plus agréable et facile que ce qu’on adule aujourd’hui, des textes sans humour et sans émotion, où on est perdu pendant des dizaines de pages (surtout ne pas introduire l’histoire mais plonger le lecteur dans l’incompréhensible).

Ah oui, j’oubliais, il semble qu’une grande qualité d’écriture réactive mes gènes de midinette. Bon, ça m’a paru un peu long quand même, mais pas trop.

P.S. : Dans le genre planet opera, j’ai essayé à plusieurs reprises un cadeau de plus de 1700 pages. Une fois j’ai pu atteindre la page 100, mais trop de techniques, de morphologies étranges, de noms impossibles, de personnages pour lesquels je n’éprouve aucune empathie ni sympathie. Pas pour moi, quoi.

 

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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