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"Kane, l’Intégr9782070444908.jpgale III" de Karl Edward Wagner

J’ai écouté les connaisseurs et les amateurs qui m’ont dit, lors de mon deuxième bifton sur la saga de Kane, que le meilleur était dans les nouvelles. Grand bien m’en a pris (merci Simon, Gilles et Pascal) car je sors fort satisfait des 714 pages (quand même !) de ce tome III.

Les trois premiers textes sont des romans courts de plus de 100 pages (des novellas, quoi) sympathiques et enlevés. Le nid du corbeau est une revisitation bien particulière de l’Auberge Rouge mais où intervient le Seigneur Démon et où on apprend que Kane a une fille. Dans Réflexions pour l’hiver de mon âme (joli titre), le héros va se battre contre un loup-garou et dans La froide lumière il va encore une fois se retrouver seul contre une bande de vengeurs emmenés par un illuminé qui massacre pour le Bien.

Les textes suivants sont plus courts. Dans Mirage il va subir la loi d’une belle vampire, mais un immortel ne peut pas mourir. Il exerce sa terrible vengeance à la suite d’un dépit amoureux dans L’autre.

Je passe les poèmes qui ne m’ont pas parlé et j'ai été déçu par les nouvelles suivantes : La touche gothique où Kane rencontre Elric et Tristelune n’a aucun intérêt, Lacunes avec son érotisme violent et moderne est en total décalage avec le reste comme l’humour douteux de Dans les tréfonds de l’entrepôt Acme.

La novella qui suit Tout d’abord, juste un spectre se passe de nos jours (enfin, dans les années 80), comme les deux précédentes mais celle-là est particulièrement sympathique, avec de la mise en abyme pour auteur alcoolique habitué des conventions, amateur de la zique des seventies et amoureux de Londres, de l’humour et de la philosophie.

Cette intégrale s’achève avec Le trésor de Lynortis où on retrouve le Kane classique, un début de roman sans intérêt car frustrant et un texte de l’auteur sur son héros et ses maîtres et inspirateurs (pas ennuyeux, ce qui est rare).

Au bout du compte, je suis content d’avoir connu ce héros amoral, méchant mais pas trop sous ses abords de brute, qui réfléchit entre deux combats, est particulièrement sensible au charme féminin et déteste autant les dieux que les hommes.

Lisez Kane, c’est divertissant, dépaysant  et pas dénué de philosophie.

P.S. : Alors oui on ne peut pas écrire d’heroic fantasy sans faire référence à Robert E.Howard, mais existe-t-il un illustrateur actuel de ce sous genre capable de faire autre chose que de la mauvaise copie de Frazetta ? Cette couv’ ne représente pas Kane, en plus, qui porte une cote de maille et a pour arme une épée, pas une hache. Pfff.
Tag(s) : #fantasy

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