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"Étoiles mourantes" de Ayerdhal et Jean-Claude Dunyachsfw_AMZ_2290325392.jpg

Bon, les aminches, je ne sais trop par quel bout attraper ce bifton. Ce bouquin m’a pris du temps, beaucoup, même pour un 600 pages bien remplies. Disons que c’est du lourd. J’ai dû m’accrocher aux branches, laisser passer les délires de neutrinos et de gigaoctets, n’étant ni astrophysicien, ni ingénieur, ni informaticien, et n’ayant aucune prétention à y comprendre quelque chose. Tous ces mots incompréhensibles et leur ballet incessant finit par ressembler à de la musique, mais un peu comme la musique classique contemporaine, pas vraiment dansante.

Dans longtemps, l’humanité s’est séparée en quatre rameaux, aidée en cela par les Animauxvilles, des bestioles immenses de l’espace qui causent et pensent comme des humains et leur fabriquent des rues et des maisons dans leurs repliements de chair rose. Les Organiques vivent dedans, les Originels sur la Terre mais comme des fantômes, alors que les Connectés sont devenus des sortes d’ordinateurs humains et les Mécanistes, les méchants de l’histoire, sont particulièrement guerriers. Toute la première partie est consacrée à la vie dans ces différentes branches de l’humanité future. Ils sont tous dépendants d’autre chose : de leur embiote ou leur sympathe, de leur personnae, de leur connexion au réseau ou de leur armure.

Et voilà qu’on annonce une supernova et que les Animauxvilles organisent un rassemblement de tous les pensants de la galaxie (les quatre rameaux humains et les grosses bêtes). Aucune autre forme de vie extraterrestre n’est évoquée, ce qui m’a surpris. Cet événement est très important car il va reconfigurer le Ban. Si vous voulez comprendre vous n’avez qu’à vous taper les 600 pages, hein, non mais.  C’est grâce à ce concept que les animauxvilles se déplacent instantanément dans la galaxie. Mais des vilains mécanistes ont un plan pour asservir l’univers, qu’ils vont mettre en œuvre lors de la supernova.

C’est un peu de la SF à son comble – comme le titre d’un précédent bifton sur la fantasy - : beaucoup d’imagination un peu délirante mais parfois très belle, des mises en scène et en perspective vraiment étranges mais beaucoup (trop ?) de psychologie et de rapports humains compliqués (mère-fille, frère-sœur, père-fille, maître-élève) tellement actuels que l’on n’est plus dans un lointain futur où les gens ne sont plus vraiment des gens.

Bref, mon opinion reste mitigée sur ce roman déjà culte et multiprimé, qui est trop long à mon mauvais goût, a de vraies fulgurances mais aussi des moments ennuyeux, dont le rythme ne me correspond pas, et a une très belle première fin puis une seconde plus banale. Comme si l’écriture à deux cerveaux était un exercice délicat.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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