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"Suleyman" de Simon Sanhujas

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Ré édité en poche chez un nouveau petit éditeur, Lokomodo, ce roman est le premier de son auteur, paru en 2005 chez un autre petit éditeur, Rivière Blanche.

Alors, parce ce n’est pas bien de taper sur les jeunes qui débutent, j’ai décidé cette fois d’être tolérant, ce que je ne suis pas d’habitude avec les connus, célèbres et primés.

Les petits éditeurs, je vous en ai déjà causé, n’ont pas de correcteurs, alors les fautes d’orthographe, assez grosses pour que je les remarque, vous font tiquer ( « la dimension temporel »). Mais aussi un petit éditeur se doit de faire le malin avec la mise en page, alors les chapitres sont annoncés avec une typo qui ressemble à un tampon mal encré. C’est moche mais ça fait genre.

Comme c’est un premier roman, le style n’est pas encore vraiment fluide et l’utilisation du dictionnaire de synonymes n’empêche pas les étrangetés : « une foule dont le nombre allait décroissant », « l’agencement des axes relevait d’un chaos complexe » « des bras sans extravagance mais dont la taille laissait imaginer une force stupéfiante » « un double holster de taille où se trouvaient tapis deux pistolets mitrailleurs » « une douce somnolence entreprit de la gagner » « où s’organisaient différents bâtiments », etc.

Une fois augmenté votre seuil de tolérance à ces bizarreries (et à d’autres comme l’utilisation de « xénogène » pour extraterrestre), vous pouvez entrer dans ce bouquin bourré d’actions, surtout de combats avec toutes les armes imaginables, sous la conduite de Zoé, une Terrienne qui se trouve par hasard entraînée dans une guerre entre factions rivales du Multivers. L’idée centrale du roman est donc l’existence de mondes parallèles multiples auxquels on accède par des portails unidirectionnels, Ce que sont ces mondes (et non pas ces univers) et qui les créent (ou les rêvent) sont les questions que se pose Zoé, protégée par deux super combattants, le Suleyman du titre et Mercenaire, un drôle d’albinos doté d’un destrier qu’il oublie souvent quand il passe un portail.

C’est sympathique, les moments calmes sont rares voire inexistants, c’est enlevé malgré le style et l’ensemble se lit sans peine entre deux bains de mer ou entre deux averses, selon votre lieu de villégiature.

 

P.S. : On rencontre un Karn , du nom d’un héros d’autres histoires de Sanahujas et on peut lire de nombreux poèmes épiques de  Robert Howard (en VOST), l’idole de l’auteur qui lui a consacré un livre.
Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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