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"Les Viergessfw_2730402829_NEO_00120.jpg de Satan" de Dennis Wheatley

Souvent j’ai plus de plaisir à relire des vieux trucs de ma bibal que les nouveautés de la littérature moderne. Je ne doute pas que les lecteurs cultivés qui fréquentent cette barque perdue ont déjà lu Wheatley, mais moi je l’avais oublié.

Ça date de 1934, le titre anglais moins putassier est The Devil Rides Out, le titre français est celui du film éponyme de Terence Fisher (1968) tiré du bouquin. C’est un roman d’aventures fantastiques extrêmement bien documenté sur les pratiques sataniques et ésotériques en général. On y croise à peu près tous les mythes et toutes les légendes et réalités qui alimentent la littérature fantastique d’hier et d’aujourd’hui : du vampire au loup-garou, des différents plans d’existence, de l’invocation des Élémentaires, voire pire comme le Bouc de Mendès ou l’Ange de la Mort, de la fabrication des pentacles (dans le plus grand détail), du rôle des fers à cheval, des cierges, des hosties, de la manipulation des esprits, de la numérologie, de l’astrologie, de Stonehendge et du phallus d’Osiris, désigné comme le Talisman de Set. On aborde même la distorsion temporelle et la quatrième dimension.

Et pourtant c’est une course poursuite échevelée entre une bande de gentils (très riches, évidemment) et un affreux méchant sorcier très puissant. On ne s’ennuie pas un instant malgré toutes les digressions sur l’un ou l’autre des sujets évoqués plus haut, parce que c’est du roman populaire, enlevé, et qui ne se la pète pas sur le style génialement original donc illisible ni sur les circonvolutions des pensées profondes de l’ombilic de l’auteur. On y Les-vierges-de-Satan-Jean-Michel-Nicollet-2.jpegmange et on y boit très bien, d’ailleurs, c’est un signe.

Bon, j’aurais pu parler de chef d’œuvre mais mes convictions profondes m’en empêchent car, dans ce combat éternel entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres, rien ne vaut une bonne prière chrétienne et une foi pure et intense armée d’un crucifix pour éloigner le Malin.

P.S. : Les couvertures de Nicollet sont magnifiques, il faut dire que le sujet l’interpelle…Le traducteur n’est autre que l’érudit François Truchaud qui nous introduit ce roman en le situant parmi les quatre-vingt du bonhomme.
Tag(s) : #fantastique

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