Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

"La forêt des mythagos" de Robert Holdstock

foret-des-mythagos-holdstock.jpg

Bademoude a mauvais goût et ne comprend rien (sauf exceptions compréhensible ou non) à la beauté du mauvais genre fantasique. Cette tentative de lecture d’un classique incontournable en est un nouvel exemple.

Parti avec un a priori favorable (que des recensions enthousiastes partout sur la toile), ma lecture démarrait bien. L’idée de base est subtile et originale : des êtres légendaires peuvent se matérialiser à partir de l’inconscient collectif dans certains lieux inviolés comme une forêt primale jamais domestiquée. Le narrateur d’abord incrédule finit par suivre les traces de son père puis de son frère dans cette forêt très bizarre à côté de leur maison.

Mais après ça se gâte, à mon humble avis. Voilà t-y pas qu’apparaît une mi-sauvageonne mi-déesse mythique, qui pue mais qui excite les sens de ce puceau. Et c’est la même dont son père puis son frère était déjà tombés raide dingues. Et cette mythago n’est pas de chair et de sang mais de bois et de pierre. Au fond, parce qu’elle est baisable quand même, hein. Et puis son frère transformé en guerrier sauvage veut la reprendre en le zigouillant lui et son pote. Ou presque, parce que, en fait, pas. Mais qui est donc cette dame au nom impossible ?

Sans doute est-ce là où je coince le plus. L’inconscient collectif en question est anglais, ou celte ou whatever, en tout cas je ne comprends rien aux références qui ne font pas partie de ma culture (à part Robin des bois). Il y a aussi des trucs bizarres pour la Grenouille de base comme par exemple l’extraordinarité (oui j’invente, j’ai le droit, c’est mon blog) des sangliers, bestiaux qui pullulent dans les nôtres, de forêts.

Sachant que ce roman est le premier d’une série de cinq ou six, que dès la moitié du premier je décroche, je suis obligé de constater que cet incontournable, et bien, je vais le contourner. Avec mes plus plates pour le microcosme qui va m’honnissant chaque jour un peu plus mais qu’importe, la vie est courte, surtout quand on vieillit et que la lecture ne peut être que plaisir sinon c’n’est même pas la peine.

Inutile de préciser que Robert a oublié qu’il était anglois et que les Brittons sont réputés pour leur humour, un ingrédient indispensable à la vie et donc à la lecture aussi, toujours à mon humble…

P.S.: Ce bouquin a gagné plein de prix, le World Fantasy Award en 1985 et le GPI des Grenouilles en 2003.
Tag(s) : #fantasy

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :