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"L’aube écarlate" de Lucius Shepard

Je me félidenoel-pres24162.jpgcite d’avoir été au bout de ce livre bleu et, finalement, je le regrette. Je m’étais sévèrement ennuyé avec son Dragon Griaule mais avais aimé sa Louisiane, alors pourquoi pas cette histoire ?

Lucius, presque vingt ans après Anne Rice mais quand même avant le déferlement des vampires pour ados de la bit-lit, s’essaye au genre. Et il fait un gros effort de style pour la jouer gothique échevelé, romantico-érotique grave et – quelque part - complètement ridicule.

Dans le château Banat (Transylvanie, where else ?) où se sont réunis en conclave tous les membres de la Famille (tous les vampires du monde de 1860), un jeune immortel ex-flic français est chargé d’enquêter sur le meurtre du Nectar, une belle jeune fille sélectionnée pour son sang capiteux.

Les descriptions alambiquées de ce château improbable et grand comme une ville sont difficiles à suivre, presque autant que les raisonnements filandreux du héros censé être intelligent et qui fait bêtises sur erreurs de jugement. L’enquête avance moins vite qu’un escargot fatigué et il faut du courage au lecteur (comme il a dû en falloir au traducteur) pour aller au bout de ces phrases interminables (il y en a une qui fait trois pages !)

Figurez-vous - ça ne devrait pas vous surprendre – que ce roman a été primé (prix Locus 1994). Quant à la quatrième de couv’ elle définit l’auteur comme un croisement de Lovecraft et de Conrad et ce roman digne d’un Bram Stoker amoureux d’Agatha Christie. Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire…

Tag(s) : #fantastique

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