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"Armageddon Rag" de George R.R. Martin

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Tout le monde connaît ce Martin aux initiales qui grondent. Moi aussi, et autant j’avais trouvé goûtus ses premiers romans L’Agonie de la Lumière (1977), Windhaven avec Lisa Tuttle (1981) et Fever Dream (1982), autant je n’ai jamais pu rentrer dans son célébrissime Trône de Fer, débuté en 1996 et encore inachevé. Plus facile pour moi en série télé.

Cet Armageddon Rag fut, comme pour Martin, un voyage dans le passé. Avec George on est tous les deux des baby-boomers, nés en 1948, à un mois d’intervalle. S’il avait vécu en France on l’aurait traité de soixante-huitard. Comme il était aux States, on ne le traite de rien. Mais il a vécu les manifs pour les droits civiques, les campus envahis par les pigs, le refus de la guerre du Viet-Nam et les mouvements pacifistes, hippies et yippies, flower power et peace and love. Quand il est trentenaire, en 1983, il se souvient de ses vingt ans et de ses rêves de changer le monde. D’ailleurs il y croit encore, plus ou moins.

Sandy, un écrivain devenu journaliste pour l’occasion, va enquêter sur la mort du manager des Nazghûl, un groupe de hard rock mythique de la fin des sixties. Il va traverser les Etats-Unis pour rencontrer les trois survivants et, au passage, ses amis d’il y a dix ou douze ans. Ce n’est qu’après 200 pages que l’on voit poindre un bout de fantastique dans cette histoire, et on se demandera jusqu’au bout s’il y a bien du surnaturel là-dedans. 

Mais l’important n’est pas là, l’important est dans le voyage, dans la lente montée en puissance jusqu’au final apocalyptique. On s’attache aux pas de Sandy qui, de questionnements en retours en arrière sur lui-même, nous entraîne dans ses choix et ses doutes au son de la musique d’alors. Pas sûr que les générations suivantes connaissent tous ces groupes et toutes ces paroles mais pour moi sexa c’était du nanan et de la larme à l’œil.

Très fort.

P.S. : Bon, Martin est un bavard. Même si la progression est remarquable, on peut trouver que la montée est longue. Il se permet même de se moquer d’un écrivain (un sale con par ailleurs) qui pond des pavés de 600 pages, alors que celui-là en fait 519 et je n’ai pas compté pour Le Trône de Fer. La toute fin peut en décevoir certains mais clôt logiquement ce trip.
Tag(s) : #fantastique

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