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"Terminus les étoiles" de Alfred Bester

Quand on est sexa et qu’on a lu un bouquin quand on était ado, on ne s’en rappelle rien, en tout cas c’est mon cas. J’avais relu il y a peu L’homme démoli avec un plaisir certain, alors je suis parti guilleret dans ce roman-là.

couverture-25999-bester-alfred-terminus-les-etoiles.jpgLa base du roman est la découverte que, dans ce futur pas si lointain, les hommes ont le pouvoir de se téléporter, de "fugguer". On suit le parcours d’un médiocre qui, pour survivre, devient extraordinaire, à bien des points de vue que je vous laisse découvrir.

Il y a deux parties bien séparées. Un roman court aurait pu se finir avec la première. Mais ça repart pour aussi long. Bizarrement d’ailleurs, car notre héros est devenu richissime alors qu’il n’a pas touché à son trésor. Quelque chose a dû m’échapper. Une autre incohérence apparaît plus tard : son premier amour qu’il a été contraint d’abandonner sur un astéroïde de la ceinture du même nom en fin de première partie, il l’aurait abandonné dans le gouffre pyrénéen de Martel. J’ai été surpris, comme si l’auteur n’avait pas relu sa première partie en écrivant la deuxième.

Comme dans la partie précédente, c’est la poursuite obsessionnelle de ceux qui ne lui ont pas porté secours. Des aventures rocambolesques, fort sympathiques, jusqu’à une fin complètement délirante à tous points de vue. On y trouve des recherches graphiques plus ou moins réussies (comme dans L’homme démoli), associées à des théories abracadabrantes sur le continuum espace-temps, un peu de philosophie pas forcément très fine et un ultime final définitivement au-delà de l’Ouest.

Le ton général est plutôt léger, on ne s’ennuie pas une seconde et on se dit que ça délirait déjà bien au milieu des fifties.

P.S. : La nouvelle traduction, pour Lunes d’Encre, de Patrick Marcel, tient la route, il n’a pas forcément rigolé tous les jours avec le parler des bas-fonds ( ?) et les mots imprimés tordus. J’ai un peu calé en haut de la page 290 (« -  Debout, secouée de rires  - Debout, à t’aimer....») et je ne sais pas ce que sont « les flancs de clicherie » p.316.
Tag(s) : #science-fiction- Planète SF