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"Ad Noctum, Les Chroniques de Genikor" de Ludovic Lamarque et Pierre Portrait

On m’avait dit : « tu vas trouver ça "moderne" : plein de cul inutile et de violence gratuite. Je ne vois absolument aucune mod_article27001212_1.jpgpossibilité que ça puisse te plaire. » et on avait raison.

Sauf qu’il y a d’autres motifs à mon absence de plaisir à la lecture de ce bouquin (jusqu’à la page 131, restons raisonnable) qui n’est pas un roman mais une suite de nouvelles plus ou moins connectées entre elles. Le cul m’est apparu justifié dans la nouvelle qui en traite (quoiqu’il y ait des passages où je n’ai pas compris les positions) et la violence n’était pas forcément "gratuite" en temps de guerre, juste horriblement et malheureusement réaliste (regardez l'Irak ou l'Afghanistan).

Ce qui m’a plus énervé c’est l’absence d’originalité et de crédibilité dans le fond. Comme d’habitude on se retrouve dans un futur dystopique, comme d’habitude il y a les villes sous dômes au milieu de territoires pollués et irradiés. Le truc dans ces chroniques c’est que le monde, après une guerre contre les affreux chinetoques, est dominé par une multinationale de l’ingénierie génétique. Alors il y a des « hybrides » qui n’en sont pas puisqu’ils ne résultent pas de croisements mais combinent les attributs de différentes espèces, y compris imaginaires (un faune à longue bite incurvée et mâchoire de loup, mais pensant, ou un cerbère à trois têtes dont une parle et une autre fait écran de télé, qui philosophe). Evidemment que même dans le futur ces physiologies sont biologiquement impossibles. Il y a aussi des cyborgs pour faire l’amour, des sex-toys dotés de parole. On peut imaginer, si on est tolérant, qu’il y a une velléité d’humour mais dans un genre qui m’échappe.

Sinon, sur la forme, il y a les clichés habituels comme les extraits de presse ou les slogans publicitaires  au milieu du texte, des histoires qui ne finissent pas (genre elliptique) ou à chute un peu ridicule. Il y en a même une racontée de la fin au début, mais n’est pas Beauverger qui veut.

J’ai eu l’impression que ce photographe nommé Portrait et ce graphiste nommé Lamarque venaient directement du monde de la publicité, pas étonnant que je ne goûte ni leur esprit ni leur style.

Oser invoquer Dick et Silverberg en quatrième de couv’ est (comment dire gentiment ?) inapproprié.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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