Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

"Les Pilleurs d’Âmes" de Laurent Whale

Encore un bouquin de petit éditeur que je ne finirai pas. Celui-là je l’ai acheté, dix-huit nieuros, pas moins. Parce que j’avais apprécié le scouverture-22405-whale-laurent-les-pilleurs-d-ames.jpgpace op’ que l’auteur avait publié à la Rivière Blanche.

Mais là ça coince. D’abord on cumule les défauts typiques « petits éditeurs » signalés dans le billet précédent. La volonté de faire original dans l’utilisation des polices de caractères est esthétiquement raté : les numéros de chapitres en romain énorme, ceux des pages en illisible, débuts de chapitre en majuscules déjantées de l’Ouest…Et, plus grave, absence de relecture orthographique. Non ce ne sont pas des coquilles, tous les adjectifs de nationalité commencent par une majuscule. Alors les vaisseaux Espagnols et nos alliés Anglais, moi (qui ne suit pas une flèche en ortho’) ça m’énerve. Comme les dépends pour dépens.

Ensuite le texte : les pirates sont gravement tendance, comme déjà dit à propos du bouquin de Sanahujas. Alors qui dit pirate dit abordages, massacres, atrocités, cervelles et tripes éclaboussant babord comme tribord, chirurgie à la scie sur le vif, rhum et tafia du matin au soir et sexualité réduite à la prostitution. La compagne d’une nuit ne porte pas de nom et est définie comme « la métisse ». Testostérone rules.

Tout est écrit au présent, une façon de raconter qui n’a pas ma préférence. À presque la moitié du roman, on sait que le narrateur est un homme du futur venu empêcher des méchants du Cartel de recruter des pirates pour leurs entreprises galactiques et lointaines. On ne comprend ni pourquoi ni comment sauf que c’est lui le gentil.

Je manque sans doute de patience, mais n’ai plus, à mon âge, de temps à perdre. Dommage, quelques indices et explications accrocheuses auraient pu me faire continuer, même si l’ambiance ne me plaisait pas.

Heureusement pour l’auteur et l’éditeur, comme pour le précédent billet, je ne représente en rien le lectorat moyen. La preuve : ce roman a obtenu le Prix Rosny aîné 2011 décerné par les lecteurs de SF et les participants aux conventions.

N’écoutez pas Bademoude, il a mauvais goût, c’est démontré.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

Partager cet article

Repost 0