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"Les chroniques de Durdane" de Jack Vance

Je dois être dans une particulièrem9782070442805FS.gifent mauvaise passe avec une crise prolongée de mauvaise humeur. Je ne vois que ça comme explication. Pour me rabibocher avec la lecture de SF (voire mes deux précédents biftons, même si l’uchronie n’est pas de la SF), j’entame ces chroniques de ce bon vieux, et même très vieux Jack. J’avais déjà été déçu (un illisible ou très mal traduit Emphyrio) mais avais gardé quelques bons souvenirs du cycle deTschaï (dans ma jeunesse, en CLA) et de celui de Lyonesse (je lisais beaucoup de fantasy quand je prenais le train pour le boulot dans les huitante et nonante du siècle dernier). Je n’ose pas les relire aujourd’hui, mon caractère a empiré.

Or donc voilà la planète Durdane et voilà un gamin, Mur, qui vit dans un canton de oufs où les hommes se défoncent la gueule et ne touchent pas aux femmes. Celles-ci font putes pour les voyageurs et accouchent de la génération suivante qui sera conditionnée pour entretenir cette société impossible. Dans ce monde il y a d’autres cantons, plus ou moins cons, qui sont reliés entre eux par un chemin de l’air où des rails servent à conduire un câble qui retient des dirigeables. Bon. Sinon tout le monde à un torque que l’Anome, l’Homme Sans Visage, peut faire exploser et ainsi décapiter son porteur. D’où la docilité des sujets de tous les cantons. Notre jeune Mur est un rebelle qui va s’échapper, devenir musicien itinérant (tiens, j’ai déjà dû lire ça des dizaines de fois) puis, en essayant de sauver sa mère, se mettre grave en colère contre les Rogushkoïs. Ces sauvages , là encore tous mâles, violent les femmes qui accouchent alors de larves bébés rogushkoïs (bon, Vance ne fait pas de la hard SF mais il pourrait essayer d’être crédible). Un Terrien va aider le héros à remonter jusqu’à l’Anome dont il va prendre la place pour pouvoir éliminer ces monstres dont cet Anome se fout comme de sa première chaussette (On ne sait pas s’il en porte, malgré les détails de vie quotidienne qui font la réputation de Vance).

Je me suis arrêté là, au début du deuxième des trois romans du cycle. Je trouve ça lourdingue et filandreux, du genre que l’auteur commence une histoire, la continue quatre ans plus tard, l’interrompt et la poursuit dix ans après, avec une impression très forte d’un truc écrit au fil de l’inspiration changeante. Je n'ai rien contre la méthode, qui donne des chefs d’œuvre comme la plupart des bouquins de Stefan Wul, mais là, comme c’est long et lent, ça se voit trop. Et puis c’est ni drôle ni intéressant, le héros a la psychologie d’une huitre plate et les personnages secondaires passent comme des fantômes pour s’évanouir sans raison deux chapitres plus tard.

La SF m’ennuie trop souvent, soit gnan gnan soit kislapète. Et ce ne sont pas les vieux à la renommée surfaite ou les jeunes à la prétention démesurée qui vont me réconcilier avec. Bref, tant pis pour moi, je ferai mieux de changer de mauvais genre pour un temps.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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