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"Alias" saison 4 (2005), série créée par J.J. Abrams_301.jpg

Malgré un cliffhanger du diable en fin de saison 3, la quatrième commence n’importe comment. Mais où est donc cette révélation secrète et terrible du mystère de Rambaldi, extorquée de force par Sloane à sa fille, et qu’y a-t-il dans le dossier 47 du coffre de la banque ? Nulle part et pas grand-chose. Y a plus. Sloane est de nouveau chef d’un encore nouveau groupe secret de la CIA (APO pour Authorized Personnel Only), avec la petite bande habituelle à laquelle on adjoint la dite fille, espionne invincible de formation (évidemment, vous vous attendiez à quoi ?) et accessoirement demi-sœur de Sydney par leur même mère Irina. Le n’importe quoi est patent, voire prégnant en ce début où on court après des vilains russes ou tchétchènes ou français qui traficotent des armes chimiques ou atomiques, pendant que la pathos larmoyant sur les relations familiales dégouline. Mais que s’est-il passé ?

J’ai la chance d’avoir parmi mes très proches un expert en séries US et en J.J. Abrams. La réponse est évidente pour lui : Lost a commencé et les meilleurs scénaristes qui travaillaient avec J.J. sont passés sur la nouvelle série. Les nouveaux engagés semblent avoir oublié que Rambaldi était la colonne vertébrale, la « mythologie » d’Alias. Alors, sous la pression des fans, zoupa, ils se rattrapent aux branches et remettent dans l’histoire les artefacts faiseurs de miracles scientifiquement improbables et de prophéties (source d’énergie auto-entretenue illimitée et ADN, le mot-sigle magique). Et hop, on raccroche les wagons de téléspectateurs à la locomotive. Et on en rajoute une couche semi-comique avec un vrai faux sosie d’Arvin Sloane, en un peu plus moche.

La fin de saison vaut largement son pesant de cacahouètes de l’impossible et - chance sur moi et d’autres et tant pis pour la spoliation - réapparaît la plus belle actrice de cette série, plusieurs classes au-dessus de ses filles, Lena Olin alias Irina.

Le cliffhanger final concerne le plus pâlichon des intervenants, le franco-amerloque au sourire figé, le mec de Sydney. Encore un faux-derche à double-jeu ?

Tag(s) : #série télé

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