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"Mémoria" de Laurent Genefort

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Le narrateur est un assassin - comme c’est original ! – qui peut prendre l’apparence et les souvenirs des gens – nouveau, n’est-ce pas, le concept du transfert d’esprit ? – mais il ne sait pas qui il est, à l’origine.

Ce n’est pas mal écrit et pas trop long alors ça se lit, mais le moins qu’on puisse dire c’est que la cohérence n’est pas au rendez-vous. Déjà, la machine permettant ces transferts, unique dans la galaxie, provient d’une technologie extraterrestre disparue, mais, pas de souci, le narrateur l’a maîtrisée en un rien de temps. Elle peut stocker l’esprit et les pensées des hôtes, mais aussi faire le tri dans les souvenirs, les effacer, les isoler, les choisir, puis notre héros les absorbe, en partie ou en totalité, tout en gardant sa personnalité. Il a donc tous les souvenirs de ses hôtes précédents mais là encore il les enlève parce que ça ferait trop, mais quand même il en garde. Et pour faire partir ses mauvais souvenirs qui le hantent – c’est le fil rouge du roman - (souvenirs qu’il n’a pas pu enlever, donc) il s’en recolle des nouveaux qu’il garde en réserve dans sa mallette.

Dans la deuxième partie, notre assassin tombe amoureux de la femme de son hôte, qui comprend tout en un clin d’œil et lui offre sa protection. Réaliste, non ? Dans la troisième il découvre enfin d’où il vient – ce n’est pas vraiment une surprise – et décide de faire le bien en prenant le corps d’un tyran, comme ça, parce qu’il a rencontré un type sympa.

Les multimondiales – équivalents dans l’espace des multinationales – sont à la fois d’horribles machines à faire de l’argent en écrasant les peuples et les écologies et de sympathiques entreprises qui ont permis la colonisation.

Des critiques intelligents et cultivés ont comparé l’auteur à Jack Vance pour ses descriptions de faunes, flores et sociologies bizarres. On en est vraiment très loin, si vous voulez mon avis, en tout cas sur ce roman, le seul que j’ai lu du monsieur. Vance a de l’humour et de la subtilité, lui, en plus d’une belle imagination novatrice. Il sait éviter les clichés et les caricatures.

P.S. : Merci à Frederik Pohl et aux scénaristes de Stargate pour les portes de Vangk.
Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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