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"Julian" de Robert Charles Wilson.

Oui, c’est facile comme titre, mais c’est mon blog où je dis ce que je veux, et je ne ferai pas dans les fioritures des professionnelsJulian-Wilson, mais dans l’immédiateté du ressenti. Vous voilà prévenus. Par une très étrange alchimie cérébrale que je ne souhaite à personne j’ai fait un comparatif entre notre Roland national (RCW) et l’autre célèbre RCW néo-canadien. Parce que tous deux veulent nous dire quelque chose, leur point de vue sur notre monde en en décrivant un autre. 

Pas trop fan de l’uchronie qui ré écrit l’Histoire, cet aspect m’a gêné chez Roland. Robert choisit l’anticipation post-apocalyptique ou presque. On est au XXIIe siècle, après que la Terre ait implosé faute de pétrole. Famines, catastrophes et maladies ont fait baisser la population drastiquement et, ô surprise !, nous voilà revenus dans une sorte de XIXe (bonjour steampunk) avec une Amérique du Nord dans son pire état (esclavagisme avec les « sous-contrats », religiosité exacerbée avec le Dominion, et guerre contre des « Hollandais », dirigée par une ordure finie en forme de président). En prenant son temps, et celui du lecteur, Wilson nous raconte les impressions d’un écrivain sur son ami qui sera président.

C’est lent, long, quoique finalement normal ou logique, vu ce que c’est d’écrire aujourd’hui et les dernières productions du RCW canadien. Mais - c’est là où je suis bluffé - j’ai lu jusqu’au bout et sans déplaisir (quelques pages lues en diagonale ne comptent pas vraiment) ce paveton de 600 pages. Pourquoi est la question que je me pose. Ma réponse ne vaut que pour ma modeste personne : RCW est un grave pro (merci à Gilles Goullet pour un travail titanesque) et c’est un type qui pense propre (c.-à-d. comme moi) sur le Pouvoir, la Religion et l’Humanité.

Le héros n’est pas vraiment Julian, qui n’est pas un conquérant - je trouve  moyen la trad’ du titre en "Julian, Apostat. Fugitif. Conquérant."  quand l’auteur dit "Julian Comstock, a Story of 22nd-century America" - mais bien sûr le narrateur lui-même, qui se pose des questions et reste jusqu’au bout un innocent incapable ou presque d’ouvrir les yeux alors qu’il raconte ce qu’il voit et vit.

La philosophie me va bien mais boudiou que c’est long et souvent inutile tous ces combats et stratégies débiles zoupa de militaires à la noix. Mais la fin (dernier acte) est particulièrement sympathique, qui vous redonne une bonne impression de l’ensemble (RCW est un grave pro, CQFD).

Si vous vous ennuyez sous la pluie de cet été qui porte mal son nom, si vous aimez les sagas (on pourrait en faire une série télé pleine d’émotions, de bons et de mauvais sentiments, bourrée de connotations tellement politiquement incorrectes), alors embarquez pour cette longue histoire philosophiquement plaisante.

P.S. : Je dois dire ne rien comprendre à la couverture, mais la pub n’est pas mon métier et j’en suis fier.
Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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