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"Le faiseur d’histoire" de Stephen Fry.

Oui je sais, ça f9782070439966FS.gifait loooongtemps que je n’ai plus dit de trucs sur un bouquin (seize jours me dit mon blog), mais j’ai une excuse. Celui-là fait 645 pages, postface comprise, et je suis en ouacances avec du boulot dans le jardin entre les averses.

Bizarrement, malgré la longueur, ce n’est pas du lourd. C’est léger, malgré la vraie fausse gravité du propos, mais c’est trop long et je me suis vraiment ennuyé sur la deuxième partie que je me devais malgré tout de lire après la première. Va comprendre, Charles.

L’argument est simple : un étudiant en Histoire et un prof de Physique s’arrange pour envoyer dans le passé un contraceptif qui empêchera la naissance d’Hitler. Malheureusement, comme par hasard, le monde parallèle (uchronique) créé est pire que l’autre. D’où la deuxième partie du roman et retour à la case départ ou presque. Ben, Stephen en fait plus de 600 pages quand même, avec des bouts de théâtre ou de scénar’ de films dedans (genre touche-à-tout adepte du fameux sage égyptien Kislapet).

Le début est sympathique, si anglais, à Cambridge, subtil et drôle. Et puis on finit par s’ennuyer parce qu’on sait parfaitement à l’avance ce qui va se passer. Alors d’accord Fry n’aime pas les Nazis (mais qui les aime ?) et Stephen s’essaye à une histoire d’amour homosexuelle (ça fait quand même un moment que ces choses-là sont devenues socialement correctes, non ?). Bref, s’il avait imité un de ses maîtres (on apprend plein de choses dans la postface quand on est une Grenouille), ce génie de P.G. Wodehouse, il aurait fini son livre en 200 pages et tout le monde aurait été content.

C’est tellement anglais qu’il y a plein de jeux sur les différences de vocabulaire entre purs Brittons et Amerloques. Bravo au traducteur Patrick Marcel, mais on doit manquer pas mal de choses.

Pour les inconditionnels de Stephen Fry, un Oscar Wilde moderne et le pote de Doctor House (je ne regarde jamais les séries hospitalières, j'ai donné dans la réalité), qui ne peuvent l’apprécier - dans ma logique - que s’ils maîtrisent la mentalité, la culture et le langage de ce pays, et donc le lisent en anglais…  L’édition est un drôle de métier, n’est-il pas ?

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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