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"Le Prisonnier de la planète Mars" de Gustave Le Rouge


Oui j’aime bien lire un9782843623714.jpg peu de littérature populaire du début du XXe siècle, de temps en temps. J’apprécie le style. Mais là, bien qu’ayant été au bout de ce roman (autour de 200 pages), je n’ai pas pu commencer la suite, La Guerre des Vampires. Trop c’est trop, quoi.

Ca démarre bien, comme d’habitude dans ce genre, avec plein d’aventures et de mystères, mais ça tourne mal assez vite, avec ces perfides hindous dotés pourtant de pouvoirs surhumains, puis ces braves indigènes innocents qui n’attendaient que le génial homme blanc pour découvrir le feu et avancer dans la civilisation. L’apologie du scientifique européen maîtrisant toutes les sciences me fait plus que sourire quand c’est associé à une description minutieuse et obsolète de Mars, sa faune et sa flore à peine différentes de celles de la Terre, à la couleur près.  Bien sûr que ses fameux canaux ont été décrits en 1877 par Schiaparelli, que Gustave a fait sa doc, merci à Camille Flammarion, et sorti ses bouquins en 1908 et 1909 avec les diamètres des deux lunes au kilomètre près. Et, comme c’est un feuilleton, il nous répète la même chose plusieurs chapitres de suite.

Vous me direz, Leigh Brackett, dans les années 50 et autour, n’en faisait pas moins avec une planète Mars riche en différentes formes de vie. Mais je suspendais plus facilement mon incrédulité puisqu’aucune justification scientifique ne l’accompagnait, ni aucun racisme.

Sinon il y a parfois du Lovecraft dans Le Rouge (le saviez-vous ?) avec ses bestioles entre le poulpe et l’homme et l’abondance d’adjectifs.

Autant j’avais apprécié La Reine des Eléphants et La Vallée du Désespoir, autant ce merveilleux scientifique mâtiné de fantastique en toc m’a déçu. Pourtant l’ouvrage est très beau, comme d’hab’ chez Terre de Brume.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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