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"Les pommes d’or du Soleil" de Ray Bradbury


Oui, figurez-vous que je n’aime pas rester sur le ressassement rassis qui peut m’étreindre en relisant des auteurs jadis aimés - qui vous ont fait entrer avec joie et défi dans les littératures de garfoliosf401-2011.jpge, de genre ou de mauvais goût – et que l’on retrouve définitivement obsolètes à tous points de vue. Ce roman d'Alfred ne passera pas à la prospérité. Mais il y a auteur de l’Âge d’Or et auteur de l’Âge d’Or de la SF aux USA, heureusement.

Je reprends donc avec espoir un autre truc, lu il y a une bonne petite lurette, un recueil de nouvelles de Ray Bradbury, réédité récemment en folio SF, dans sa version de chez Lunes d’Encre qui a révisé la traduction. Alors c’est un exercice difficile pour moi que les recueils de nouvelles, avec changement d’ambiance et d’histoire toutes les dix à trente minutes de lecture. Là c’est plutôt dix minutes : les nouvelles sont courtes. Mais qu’est-ce qu’elles sont bonnes, mon zami !

Les puristes vous diront que c’n’est pas de la SF, en tout cas certainement pas que. Il y a aussi du fantastique, une forme de poésie un peu surréaliste et quelque s vrais morceaux de rigolade (En la noche) ou de politique (Les Noirs contre les Blancs). Vingt-deux petits textes d’une extraordinaire qualité d’écriture. Alors oui c’est l’Amérique des années quarante ou cinquante (parution en 1952, 1953, en France en 1956), c’est un peu obsolète mais ça ne gêne pas la lecture car ça touche toujours à l’humain, à l’universel.

Il y a quand même quelque superbes moments de bravoure estampillés pure SF, comme le voyage dans le temps (Un coup de tonnerre) qui donne l’impression qu’on a déjà lu cent fois cette histoire mais qu’on lit avec délectation, sans savoir si c’espdf014-1968.jpgt Ray qui l’a imaginée. Mais c’est certainement lui qui parle le mieux du paradoxe temporel.

Le texte d’ouverture (La corne de brume), superbe, vous met dans l’ambiance. Par contre, le dernier, qui donne son nom au recueil, n’est de loin pas mon préféré. De la SF scientifiquement impossible, ça ne passe plus même si la poésie reste.

Bref après une daube, changez-vous le palais avec cette succession de petits délices en tout genre.

P.S. : Je n’ai pas dit que du bien du dernier Bradbury de chez Lunes d’Encre, parce qu’on a beau être un grand, on n’a pas écrit que des merveilles, surtout en fin de vie.

Par ailleurs, la traduction de ce recueil a eu beau être "révisée", on peut lire p.197, à propos d’un Tyranosaurus rex, que « ses membres antérieurs énormes et puissants le propulsaient… » qui m’a laissé sur le postérieur et fait sortir mon crayon à entourer dans le mouvement suivant.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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