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Mc Sweeney’s Anthologie d’histoires effroyables


L’éditeur, celui qui a rassemblé les textes est Michael Chabon. Il commence le recueil parfoliosf393-2011.jpg une introduction complètement inutile, un peu prétentieuse (qui se la pète avec Victor Hugo par exemple) et pleine d’auto satisfaction. Comme en plus il s’auto-édit e… Passons.

Le premier texte (Les Abeilles de Dan Chaon) est très réussi et glauque à souhait.

Le second (Le général de Carol Emshwiller), dans un style bien différent est très prenant (efficace dit-on) et se finit de façon bien horrible. Remarquez que jusque-là le titre n’est pas mensonger. C’est ensuite que ça se gâte.

Simon de Nick Hornby doit être moderne. Pour moi c’est illisible.

Le sceau de Chuck de Chris Offutt est la énième variation sur le type qui n’arrive pas à écrire sa nouvelle et qui va dans le futur voir comment il va y arriver. C’est sans idée et bien lécheur de derrière de son cher éditeur Chabon et de Harlan Ellison. Je n’ai pas vu d’effroyable dedans.

L’affaire du canari nazi de Michael Moorcock est sans conteste le meilleur récit du bouquin, une longue nouvelle avec une sorte de Sherlock Holmes chez les nazis dans un monde parallèle. C’est sympathique et rigolo, une enquête policière qui n’a rien du tout d’effrayant.

La danse des esprits de Sherman Alexie est une histoire de zombies avec des Indiens et les soldats morts du général Custer. Assez original et avec une fin ouverte un peu énervante, mais bien gore par ailleurs.

Derniers adieux de Harlan Ellison est une pochade à velléités humoristiques sur l’entrée au paradis. On se croirait dans une publicité pour le café en capsules. Pour comprendre il faut tout savoir du football américain, ou du base ball, je n’en sais rien et n’y connais rien. Mais ça fait chic d’avoir une vedette dans une antho, hein, même si ça n’a aucun rapport avec la thématique.

Notes sous Albertine de Rick Moody est encore un texte moderne, j’imagine. Dans un style parlé, ça raconte l’histoire d’une drogue qui ravive la mémoire dans un New-York après une bombe sale. N’est pas Philip K. Dick qui veut, c’est sûr. J’ai d’ailleurs abandonné à la moitié, le style m’était trop pénible.

L’agent martien, roman d’aventures planétaire de Michael Chabon se moque doublement ou triplement du monde avec un titre sans rapport avec ce qu’il raconte ni avec la thématique. Mais l’éditeur-auteur s’en fout puisque c’est le premier épisode d’un roman qui sera suivi dans les prochaines anthologies Mc Sweeney. C’est de l’uchronie steampunk avec machines à vapeur, dirigeables, le général Custer encore, et deux pauvres gosses qui assistent à l’arrestation de leurs parents puis à leur mort. On imagine qu’un des deux sera un agent martien ? Faut aimer – et vous aurez compris que ce n’est pas mon cas – le style du monsieur avec ses phrases longues pleines d’incidentes qui se veulent poétiques.

Je n’ai jamais apprécié les anthologies, leur seul intérêt est de permettre de découvrir de nouveaux auteurs. Je connaissais le grand Moorcock et Ellison. Les autres pas et, malgré son adoubement comme grand chevalier par la critique unanime, je ne suis pas du tout convaincu du talent de Chabon.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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