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"Terre sans mal" de Martin Lessard

 

J’ai la mauvaise habitude de ne pas finir les livres qui m’ennuient. Cette fois je m’arrête à la moitié environ, après 200 pages. Or donc, s’il y a un message transcendantal sur la fin je l’ai raté. lessard_terre_sans_mal.jpg

Là, non seulement l’auteur me lasse par ses bavardages à velléités psychologiques ou par ses discours qui se veulent drôles (du moins l’espère-je) mais il écrit, selon mes critères ô combien discutables, comme un cochon. Je suis désolé de devoir dire une chose pareille, c’est un premier roman et l’auteur est sans nul doute un homme charmant, mais j’arrête son livre parce qu’il me fait mal à la tête. Pas comme d’autres fantasistes français qui triturent la langue en la tordant dans tous les sens – ce qui m’indispose également – mais en faisant ses petites phrases simplettes en utilisant des verbes qui ne collent pas avec ce qu’il veut dire. Je soupçonne l’utilisation d’un dictionnaire des synonymes et d’un logiciel d’évitement des répétitions. D’ailleurs, au besoin, il invente des mots comme "humanitude".

Déjà, l’argument est simplet. : des extraterrestres débarquent et souhaitent un échantillon représentatif d’individus (100 000, ne me demandez pas pourquoi c’est bien plus que pour un sondage) pour représenter l’humanité dans sa grande conscience universelle. Comme ils utilisent comme intermédiaire avec les humains un Guarani du XIVe siècle, le bouquin commence par 70 pages racontant le mode de vie et les croyances du jeune homme (à la fameuse "terre sans mal") avant son enlèvement. Cela ne servira à rien puisque l’entité ET ne s’exprime pas en guarani mais selon un langage que seuls des matheux de haut vol peuvent traduire. Heureusement il y en a sur la Lune.

Parce que nous sommes en 2088. La preuve ? Le québécois a beaucoup changé : l’interjection/juron "calice" est devenu "calife" ! Sinon, les Américains se partagent toujours le Monde avec les Chinois. Le président des USA est un immonde individu qui veut rester au pouvoir à vie. Il a un ami d’enfance avec un bras long comme la NSA qui l’aide dans ses entreprises puis avec qui il se fâche. Son ennemi de toujours est un nabab des médias, canadien et bien pensant de gauche, comme sa fille qui va faire la révolution.

Il y a des clichés à tous les étages de la fusée Martin. Il appelle à l’aide tous les grands noms de la SF, et même les moins grands comme KSR à qui il donne le nom de la base martienne. Léger le clin d’œil, n’est ce pas ? À l’image du reste.

Bref, c’est sans intérêt ni originalité, mal écrit de mon point de vue et peu ou mal relu au vu des mots disparus ou des bouts de dialogues parfaitement incompréhensibles.

 

P.S. : Pour tout vous dire, j’ouvre le bouquin sans a priori, puis je ponds mon bifton. Et après seulement je vais voir ce qu’en ont pensé les vrais professionnels de la profession dont les défunts orthoptères intergalactiques. Ce livre est l’exception qui confirme la règle : je suis d’accord avec eux, c’est de la daube.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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