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"Outcasts", saison 1 et unique de huit épisodes (2011), série créé par Ben Richards

 

D’habitude, avec les séries de la BBC, on n’est pas déçu. Ben là, si.

Tournée avec de tousoutcasts.jpg petits moyens, l’idée d’une colonie de Terriens essayant de survivre en autarcie sur Carpathia, planète respirable mais inconnue, était a priori bonne. Malheureusement la SF est réduite à bien peu de choses. Les colons de 2040 sont fringués comme les gens du XXe siècle, ils habitent des maisons-baraques d’une grande banalité, leurs armes sont des flingues classiques. On ne se croit vraiment pas dans le futur.

Les acteurs ne sont pas beaux (classique chez les Brittons) mais il y a des héros carrément moches et qui font beaucoup de grimaces. Au lieu de mettre l’accent sur les mystères inconnus de cette drôle de planète, l’essentiel du scénario est concentré sur le mélodrame à deux balles (rapports parents-enfants, relations amoureuses) pour émouvoir le spectateur et faire chialer les acteurs.

Il y a des humains fabriqués in vitro, dits AC pour Advanced Cultivars censés mieux survivre sur Carpathia, qui ont été chassés de la ville fortifiée et condamnés à mort parce qu’ils auraient répandu un virus mortel pour les enfants. Mais ils ne sont pas morts. L’essentiel du scénar tourne autour de ça. Sont-ils humains ? Non, alors tuons les. Oui, alors c’est pas bien de les tuer.

La planète est habitée, mais par qui ou quoi ? Je n’irai pas jusqu’à vous gâcher le truc en vous le disant mais sachez que la science en prend un vieux coup derrière la tête. Une bonne science-fiction c’est d’abord une science crédible, là on en est très très loin avec de l’ADN qui se transmet par ultrasons (bon, je vous l’ai dit mais comme vous n’avez rien compris…).

Le rythme est très lent, on s’ennuie beaucoup, le scénario est plein de trous et on imagine un montage approximatif puisque des personnages sont informés de trucs que personne ne leur a dit. Outre le mélo larmoyant à tous les étages, les relations entre les personnages et la personnalité de ceux-ci sont peu crédibles. Le super méchant antipathique manipulateur se fait plein de copains et séduit même les intelligents, par exemple.

Mais, au bout d’un moment, malgré les défauts gros comme des immeubles, on s’attache plus ou moins à l’histoire, quand même.

Le dernier épisode finit sur un cliffhanger, forcément et, tant pis pour nous, la BBC ne renouvellera pas cette série et on n’en saura jamais plus sur Carpathia.

Tag(s) : #série télé

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