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"Dilvish le Damné" de Roger Zelazny

 

Chères bien aimées lectrices et braves lecteurs, vous commencez à me connaître, à m’apprécier ou à me honnir. La fantasy à la papa Tolkien, j'ai tendance à penser qu'une fois lu icelui et Eddings,denoel-lunes26102-2011.jpg on en a fait le tour, mais je reste ouvert d’esprit – enfin j’essaye - même si c’est difficile .

D'un autre côté, je suis de ceux pour qui  Zelazny est grand. Indeed qu’il l’est, et il le prouve,  une fois encore, avec les aventures totalement improbables de ce héros de "Sword and Sorcery", ou d’"Heroic Fantasy", Dilvish, dit le Damné, mais qui, en fait, ne l'est pas tant que ça. Bon d’accord, il a vécu deux cents petites années avec son corps en statue de pierre et son esprit/âme en Enfer, pourtant, quoiqu’un peu vindicatif et revanchard, c’est un type fichtrement sympathique.

Lunes d’encre l’éditeur et Michelle Charrier la traductrice nous font la totale, l’intégrale des textes le concernant, moult nouvelles et un roman. Bravo et merci à eux !

J’ai un mauvais goût de cabinet, disent beaucoup d’incertains, mais j’ai bu du petit lait en lisant ce recueil. Les nouvelles et le roman qui suit nous font aimer ce drôle de gus et son canasson d’acier. Le faux cheval est bien plus que ça : il a de l’humour, du répondant et des pouvoirs. Dilvish le Libérateur, c’est son autre nom, n’est pas en reste et a appris des choses quand il était chez les démons. Un Enfer aussi impossible que celui décrit comme le monde réel, d’ailleurs, et comme les autres aussi qui interfèrent, où survivent petits dieux locaux et Grands Anciens à la Lovecraft. Les sorciers sont là pour les utiliser et penser qu’ils les maîtrisent. Pfff. On rigole.

Si vous aimez une imagination débordante emportée par une plume inspirée (voire hallucinée), si vous appréciez l’humour de la distanciation (rien à voir avec l’ironie des pauvres d’esprit, entendons-nous bien), si vous aimez jouer les classiques avec des instruments dissonants, si vous aimez le délire construit, la folie maîtrisée, l’invraisemblable crédible, les dieux très anciens qui jouent aux dés, alors lisez Grand Maître Roger.

C’est le meilleur dans ce sous-genre, plus imaginatif que l’Elric de Moorcock et plus drôle que le Souricier Gris de Leiber.

Un délice pour les papilles du ciboulot. Vive Zelazny !

Tag(s) : #fantasy

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