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"Frère Kalkin (La Fraternité du Panca-III)" de Pierre Bordage

 

Ben non, je ne atalante492-2010.jpgvais pas vous présenter un des rares auteurs français de SF qui vit de sa plume et que c’est tout à fait mérité.

J’ai commencé ce très long space opera prévu en 5 tomes, de 450 pages chacun environ, il y a déjà une bonne petite lurette, fin 2007 en Yozonie avec le tome I. D’excellente humeur – c’est rare mais ça arrive- j’avais crié au chef d’œuvre. Forcément que hop je lis le tome II, et là, moins bien luné, je chipote et fais le déçu. Remarquez que, nonobstant, j’ avale sans barguigner les 450 pages règlementaires comme d’un rien.

Parce que, au fond, je dois aimer ça, j’achète ce troisième tome mais je le laisse traîner dans ma PAL. Je viens de le lire en trois jours.

Que dire ? Qu’on peut mélanger mon ressenti du tome I et du tome II et que c’est ce que je pense du tome III. Dans ce dernier, encore plus que dans les précédents, tout repose sur les femmes. Il y a essentiellement trois récits parallèles (le frère Kalkin est casi inexistant) qui concernent une médialiste sophistiquée (une journaliste, quoi), une tueuse de la même école que Sylf devenu Kalkin qui le poursuit pour le tuer (air connu) et une paysanne d’une colonie d’arriérés. C’est d’ailleurs étonnant à quel point l’auteur se met dans leurs têtes. Des fois ça m’a fait un peu bizarre. On a beau, comme lui, aimer les dames, il ne me semble pas si évident de penser pareil, surtout question sentiments. Sans doute faudrait-il demander aux lectrices ce qu’elles en pensent.

Bordage est un raconteur d’histoires comme il y en a peu chez les Grenouilles, et - chance sur nous, lecteurs - il utilise son talent pour faire du space opera. Il nous invente des planètes avec leurs paysages zarbis, leurs climats, leurs faunes et leurs flores de l’au-delà. Comme de juste l’humanité prédatrice ne comprend rien aux non-humains, mais certains individus restent ouverts à ce possible.

On retrouve bien sûr le message cher à l’auteur sur l’inexplicable par la Science ou la rationalité qui a autant, voire plus, d’importance que ce que l’on appréhende par les équations et les formules chimiques.

Bref c’est de la belle ouvrage très plaisante à lire, même si on ne sait toujours rien de la fraternité du Panca ni de la terrible menace qui pèse sur la galaxie après plus de 1300 pages.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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