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"Nereliath" de Simon Sanahujas.

 

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Voilà bien longtemps que je n’avais pas lu d’heroic fantasy. J’avais gardé un excellent souvenir d’Elric le Nécromancien de Moorcock et des  aventures de Fafhrd et du Souricier Gris de Leiber. Un jeune auteur français fan d’Howard s’y essaye. Alors je le lis.

Bon c’est de la littérature de distraction, un rien bourrin, où l’essentiel se passe en bagarres et en tueries bien dégueulasses, éviscérations et tranchages de membres, cervelles qui giclent et sang partout. Un peu ça va mais là c’est vraiment beaucoup. Le héros Karn est grand et invincible et, même blessé, il est prêt à recommencer à tuer le lendemain. 

C’est aussi une histoire de pirates – décidément c’est la mode depuis Le Déchronologue – d’où les incessantes tueries suite aux abordages.

C’est la loi du sous-genre mais il est impossible de s’y retrouver dans tous les noms inventés pour les personnages, les pays, les villes. Heureusement qu’on n’a pas à les prononcer (Ulthord Baël, Nidrich Aethis). Bizarrement, les bateaux s’appellent comme un sous-marin nucléaire Le Tonnant ou bêtement Le Surcouf (que vient-il faire sur cette galère ?).

Il y a certainement un public pour ce genre d’histoires où tout le monde part à la recherche de la cité des dieux qui a deux noms (ben oui) sans savoir pourquoi sauf que c’est dangereux et qu’ils y laisseront leur vie.

Quant à la forme, disons que je ne partage pas les choix esthétiques de l’éditeur sur la couverture (Faites vous votre opinion. Les boudins gris sur les bateaux sont des serpents de mer ou des tentacules de krakens, si si) ni sur la mise en page avec très gros titres et majuscules tarabiscotées. Les plus jolies coquilles sont d’avoir eu "tord" et le "tir au flanc".

Tag(s) : #fantasy

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