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"Évadés de l’Enfer !" de Hal Duncan


Voilà un roman que j’ai bien failli laisser tomber trois fois. Et peut-être aurais-je du m’écouter mais alors on (les autres, les vrais critiques officiels autoproclamés) aurait encore dit que je ne savais pas lire. Pduncan.jpgarce que lire c’est aller au bout du truc, sinon c’est de la triche.

Bref, ce roman est une suite ininterrompue d’horreurs en tous genres. Vous me direz : en enfer c’est normal. Oui mais il n’y a que ça ou presque. On suit d’abord la mort de quatre personnages qui vont se ret rouver damnés. Si on peut comprendre pour un assassin multirécidiviste et consciemment méchant, on comprend moins pour une pauvre fille prostituée et battue, pour un clochard illuminé et malheureux et pour un jeune homme dont on apprend très tard dans le livre (mais dès la quatrième de couv’) que son seul tort est d’être homosexuel. Mais ce sont des péchés (fornication, suicide et sodomie) pour les chrétiens. Enfin c’est ce que je comprends.

En enfer ils dégustent, leur mort ressemble à leur vie en pire. Et ça dure une bonne moitié de cet heureusement court roman de 200 pages. Puis ils parviennent à échapper à leurs gardiens, toujours dans l’atrocité permanente. Et au trois quarts du livre apparaît un personnage. J’ai le choix de spoiler ou non, là…

D’autres l’ont fait mais je vous laisse dans le noir. Parce que le maigre intérêt de l’ouvrage est dans sa fin qui n’est pourtant pas d’une originalité transcendantale pour qui a feuilleté quelques ouvrages gnostiques.

Sinon, ô surprise, l’enfer c’est les autres et c’est nous les hommes qui le créons tous les jours.

D’aucuns apprécieront une construction et une écriture (beau boulot de la traductrice Florence Dolisi), d’autres trouveront géniale l’idée qui sous-tend le truc. D’autres encore apprécieront les anges qui volent comme les dragons de fantasy en crachant le feu avec leur épée.

J’ai eu du mal tout du long. Que de l’horrible me fatigue, d’ailleurs on (je en tout cas) ne croit pas à ces morts qui meurent ou pas ni au reste du gloubi boulga métaphysique qui sert de trame à des paysages infernaux qui ressemble à un New-York bien glauque.

Mais c’est du Hal Duncan, un nouveau pur génie inspiré de l’imaginaire écossais, adoré des foules de fans en délire, alors forcément que c’est bien. Sauf pour toujours le même mal luné.

Tag(s) : #fantastique

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