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"Le fleuve des dieux" de Ian McDonald

 

Voilà encore un livre adulé de ceux qui savent lire la SF. Je me devais d’assouvir ma curiosité et tenter de comdenoel-lunes25982-2010.jpgbler un des innombrables trous qui jalonnent la route de mon inculture.

J’ai lu un tiers des 600 pages de ce roman. J’ai fait l’effort, trois jours durant, de rentrer dans cette histoire. Malheureusement ça ne m’intéresse pas. Aucun des neuf ou dix personnages principaux ne me parle ni ne me donne envie de savoir ce qui va lui arriver.

C’est un ouvrage traduit de l’anglais mais ça parle hindou. Pas une phrase sans un mot de là-bas. Et pour les noms propres c’est pareil, pas faciles à retenir. Mais je me suis accroché, en devinant le sens des mots parce que je ne peux pas lire en allant sans arrêt au lexique en fin de volume, ni avec des post-it, à la rigueur avec un crayon noir pour indiquer les phrases tordues.

Ce Ian écrit comme il faut pour plaire à son lectorat, qu’il a sans doute large puisqu’il a gagné un prix anglais et frisé le Hugo, c’est dire.

Son Inde de 2047 grouille de gens, mais aussi d’intelligences artificielles, de robots, d’animaux génétiquement modifiés pour les combats (ça saigne et ça tue encore mieux alors ça fait plus mouiller les filles), de personnes bidouillées aussi chirurgicalement (des neutres sans sexe mais qui jouissent quand même), de petites frappes sordides qui bandent quand elles font souffrir. Bref les passages de cul sont nombreux et toujours tordus. C’est moderne, quoi. Et, comme disent les critiques, « c’est profondément humain ». Quand je vous répète que je ne suis plus de mon temps…

Il y a aussi une famine qui dure depuis des années et le peuple gronde. Alors on prépare la guerre. Et pendant ce temps-là les IA semblent se révolter, malgré des flics ad hoc invoquant les dieux hindous par informatique.

Il y a aussi, comme d’habitude, de la physique quantique incompréhensible (pour aller chercher l’énergie des univers parallèles), et les sempiternelles interfaces hommes-machines quand on branche son ordi par une prise sur son cervelet. 

Pour grouiller, ça grouille, de tous les trucs déjà lus mélangés ensemble et avec un vocabulaire hindou. Dépaysant ? Oui. Fascinant et intéressant ? Pas pour moi.

Les critiques, éditeurs et fandomeurs s’extasient devant et en bavent des ronds de chapeau. Tant mieux pour eux.

Je vais lire un Westlake. Comme ça j’aurai du plaisir en lisant.

 

P.S. : Bravo au traducteur Gilles Goullet qui n’a pas du s’amuser pour respecter le style du McDonald aux phrases tordues et aux litanies qui n’en finissent pas. Je l’informe en passant, lui et ses confrères et consoeurs, comme je l’avais déjà fait, qu’il n’y a pas de biologistes ou de généticiens évolutionnaires. En français, ils sont évolutionnistes.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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