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"Les Vestiges de l’Aube" de David S. Khara

 

 

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 Précisons tout de suite, pour ceux qui l’auraient un instant oublié, que ces biftons d’humeur ne sont en rien des critiques mais plutôt des ressentis de lecture.

J’ai déjà dit par ailleurs tout le bien que je pensais de Rivière Blanche. Mais là je suis énervé d’avoir perdu mon temps à lire un mauvais livre. Comme il est abondamment encensé par ailleurs, une opinion différente ne devrait pas faire de mal.

Alors c’est une histoire de vampire, une de plus en cette période de Twilight/Trueblood/bit-lit, ­ qui se veut originale. Ben, faudra qu’on m’explique en quoi.

On a affaire à une sorte d’aristo qui, tout d‘un coup et sans raison, après 150 ans de réclusion, tombe amoureux d’un jeune flic new-yorkais sur un tchat. L’auteur essaye de nous faire entrer dans la psychologie du personnage. Un vieux réac bien pourri bien macho qui n’adore ni n’admire rien tant que la justice et l’ordre, le luxe et l’élégance. Il va donc aider le flic dans une enquête. Un Dracula propre sur lui qui joue à Sherlock Holmes.

Je ne sais rien de ce que pense l’auteur mais, idéologiquement, ce qu’il défend au travers des opinions du vieux et du jeune est juste un tissu d’opinions réactionnaires et atlantistes. Que c’était horrible le 11 septembre, qu’ils étaient héroïques les flics et les pompiers devant la barbarie sans nom, à croire que Dieu nous a abandonnés, que le maire Giuliani a fait un super boulot à New York, etc. Et ce n’est pas pour faire couleur locale. Pour ça il y a les paragraphes sur je connais Central Park par cœur, je mange des donuts et je sais tout du football américain. Ben dis donc, quel travail de recherche digne du visionnage de Friends !

Par contre, pour définir l’élégance masculine, la classe ou le bon goût en matière d’architecture ou de décoration intérieure, David nous fait part de ses opinions personnelles sur la question. Hum, bon, nous n'avons pas dû manger les mêmes rillettes. Pareil pour les voitures, vous en connaissez beaucoup qui ont six vitesses ?

Je ne dirai rien du style ( « La banquette était gratifiée d’une ombre qui convint au vampire »… «  Quand un loup choisit sa demeure il opte de préférence pour une bergerie »… « le galbe ravageur ») ni des incohérences et approximations dans le déroulement de l’enquête. Vous avez aussi droit à de rares velléités d’humour (mais de cabinet) : « Il quitta les toilettes, la queue basse. »

Quant à l’originalité de ce vampire, sachez qu’on le voit dans un miroir. Sans ça il se transforme en faucon ou en brouillard, a une force herculéenne et boit du sang. Non, ce qui est original c’est la façon dont il est devenu mort-vivant. Bon, je ne raconte pas mais une bonne tranche de rigolade vous attend page 171

Et, réjouissez-vous, ce n’est que le premier tome d’une saga par le nouveau DSK. OMG !

 

P.S. : Ah oui le titre ? « Les Morsures » était déjà pris, alors « Les Vestiges » c’est joli.

Tag(s) : #fantastique

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