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"L’OuvreTemps" de Mézières et Christin

 

Une des meilleures séries de bandes dessinées de SF, qui a changé de nom en 2007 et s’appelle finalement Valérian et Laureline, vient de s’achever.

J’avais eu l’heur de pondre un billet sur icelle là-bas en Yozonie. Je ne reprendrai pas ici mon dithyrambe. Sachez que, malgré des hiatus de plusieurs années, j'ai lu (depuis 1970) toL-Ouvre-Temps-VALERIAN-21_bd_full_size.jpgus les albums avec plaisir.

Pour finir ce grandiose space opera, les auteurs ont rappelé tous les drôles de personnages qu’ils avaient inventés au fil du temps – non je ne vais pas les lister -, qu’ils soient plus ou moins humanoïdes ou pas du tout, sympathiques ou pas, énervants ou charmants. Ce qui permet à Mézières de nous gratifier de quelques splendides tableaux ou saynètes.

Christin en profite pour nous concocter une énième pirouette scénaristique astucieuse pour clore cette belle histoire.

Depuis son origine ou presque le voyage temporel est un incontournable de la SF, c’est même une de ses caractéristiques. Outre la projection dans le futur, depuis longtemps on peut voyager aussi dans le passé, pour modifier ou pas le présent, ou construire des trames temporelles parallèles. On peut remarquer que cette spécificité SF envahit les séries télé presque aussi sûrement que les vampires, de Doctor Who à Lost, pour ne citer que deux des meilleures, la plus vieille et la presque achevée.

On est presque toujours confronté au fameux paradoxe (variations sur : et si je tuais mon ancêtre dans le passé ?). Alors le talent de l’auteur ou du scénariste s’exprime pour résoudre les illogismes inhérents au genre. Je ne me suis pas trop creusé les espaces interneuroniques pour chercher la faille dans la résolution du problème selon Christin mais je n’ai pas été choqué le moins du monde, preuve que ça fonctionne (ou que je suis bête ou que quand on aime on croit).

Bien sûr il y aussi un message fort. Le combat final pour la survie de l’univers (et la réapparition de la Terre disparue) n’est pas l’éternel (humour subtil) affrontement du Bien et du Mal mais celui du Vivant contre le Mortifère.

Sans doute vaut-il mieux avoir lu les épisodes précédents pour goûter pleinement ce 21e et dernier album. L’occasion pour les chanceux innocents qui ne connaissent pas ou ne se rappellent plus de faire un long et beau voyage.

Merci aussi à ces vieux sages d’avoir su s’arrêter. Tout le monde n’a pas l’élégance de mettre un terme à une série qui marche.

Tag(s) : #bande dessinée

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