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"Sanctuary" saison 2 (ou 3 ?)

 

Histoire de relancer une machine fatiguée par l’âge, la franchise Stargate achevant SG Atlantis, l’icône de la série, la pulpeuse Amanda (Samantha Carter) Tapping, prend des initiatives.

Elle commence par une websérie de 8 webisodes où, en belle femme de plus de 150 ans qui ne fait pas son âge, elle a hérité de son père la mission de s’occuper des anormaux, de les protéger de la vindicte de la populasse normale. Entendez par là que les gentilles sirènes, les braves bigfoots et autr19172517.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20090922_120541.jpges sympathiques yétis doivent être mis à l’abri.

La pré série ayant eu des amateurs, la franchise se lance dans une vraie série télé en 13 épisodes. Comme elle reprend exactement la trame et la prolonge, ce devrait être logiquement être la saison 1.

Le pote Vévé en a causé en Yozone, reportez-vous à son analyse que je partage. Le fond est sympa : sauvegardons les bizarros qui font progresser le patrimoine génétique de l’humanité et lui permettront d’évoluer. Rien à redire. Quant à la forme: bof.

La fin de saison 1 est bien sûr un cliffhanger – c’est leur truc chez les Stargate people – où des méchants nommés La Cabale ( ? n’est-ce pas ?) vont s’emparer de ce qui reste du sang ancien.

Parce que la toujours belle Helen Magnus, si elle est comme ça c’est parce qu’elle a eu une transfusion d’un sang très vieux qui confère des pouvoirs terribles. Cela s’est passé quand elle était jeune avec 4 de ses camarades d’université. L’un, Tesla, est un génie scientifique mais aussi un vampire. Un autre qui fut son amant, est capable de téléportation, mais est aussi Jack l’Eventreur et le père de sa fille qu’elle a conçue il y a vingt ans. Ben oui, elle est très balaise en biologie.

Dans la saison 2 (ou 3 pour les pas malins qui comptent la websérie) sa fille adorée se fait enlever par la Cabale et, ayant acquis les pouvoirs de tous avec le sang zarbi qu'elle a volé, elle devient l’ennemie du Sanctuaire et de ses papa-maman. Après deux épisodes bien ridicules mais peut-être second degré genre super héros, la petite meurt et la Cabale aussi. Ouf, c’était lourdingue.

Place aux scénarios gravement déjantés comme nous les concoctaient les scénaristes de SG: un petit saut dans le futur pour Magnus quand elle essaye de s’approprierHelen-Magnus.jpg un artefact maya, pour lui montrer qu’il vaudrait mieux pas ; un surf pesant sur le vampirisme adoré des midinettes où le malin Tesla se fait doubler par des gamins; et deux épisodes finaux de la fin du Monde à la haïtienne du cliffhanger de la mort où Kali ne serait qu’une araignée géante capable de provoquer des tremblements de terre, mais qu’on peut amadouer en dansant comme à Bollywood (véridique !).

Alors c’est fini la philosophie de « sauvons les anormaux humanoïdes qui partagent avec nous un pool génétique qui nous ferons évoluer ». N’importe quel monstre même pas humain du tout devient un anormal à protéger. Bon d’accord. Déjà le sang très ancien d’un Homo vampiris qui se téléporte, est capable de télékinésie, se fait pousser crocs et dents et est immortel apparaît comme un must disparu et non comme un futur. Alors à quoi sert le Sanctuaire ? D’ailleurs l’autorité de Magnus est contestée par tous les autres chefs des autres sanctuaires dans le monde.

Outre les scénarios zarbis à géométrie philosophique variable dans n dimensions, la série reste de facture médiocre. Tous les décors sont rapportés, les acteurs jouant dans le vert, et ça se voit. Le Sanctuaire lui-même, en plein New York n’est vraiment pas intégré dans le paysage, les effets spéciaux ont l’air bon marché et la mise en scène minimaliste a des côtés amateur.

Mais pourquoi donc ai-je regardé cette série plutôt bas de gamme, me demanderez-vous. Je n’en sais trop rien, vous répondrai-je en m’interrogeant moi-même. La présence de la blonde devenue brune Amanda est une raison, le côté fantastique tous azimuts une autre. Mais je ne saurais conseiller cette série sauf aux amateurs de second degré plus ou moins volontaire... ou aux inconditionnels de Madame Tapping.

Tag(s) : #série télé

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