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"The End of Time", Doctor Who 2005, double épisode de fin d’année 2009

 

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L’année 2009 fut une drôle d’année pour les fans du Docteur. Seulement 4 (dont un double) épisodes à se mettre sous les mirettes. C’était donc une sorte d’intersaison ou une prolongation de la 4e saison de la nouvelle formule dite Doctor Who 2005.

Ce double épisode de Noël et Jour de l’An, le dernier avec le formidable David Tennant, était donc très attendu et il a d’ailleurs battu des records d’audience sur la BBC.

Alors ? Alors c’est bien, évidemment, mais un peu en dessous de mes espérances, quand même.

Les scénaristesdavid-tennant-doctor-who1.jpg ont sorti le grand jeu. Parce qu’à la BBC on sait ce que c’est qu’une série. On sait finir en beauté les saisons. Pas sur des cliff hangers haletants comme les Amerloques qui ne savent pas toujours à l’avance s’ils vont être prolongés mais qui laissent les spectateurs dans l’attente d’une suite qui, des fois, n’arrivera jamais. Là, pas d’angoisse inutile, on sait que ce Docteur va partir mais aussi qu’il va se régénérer en un 11e avatar, au physique différent mais à la mémoire intacte.

Tout le monde le sait sauf le Docteur. Cette fois il croit bien qu’il va mourir après 906 ans d’une vie consacrée à sauver des planètes et des civilisations, en particulier la Terre et son fleuron : la Grande Bretagne. Pendant plus de deux heures notre Docteur est sombre, abattu par la certitude de sa mort prochaine. Celle-ci est inéluctable et annoncée dans les prophéties, lui rappellent les sympathiques Oods.

D’aucuns y voient un paradoxe : le Docteur, voyageant dans le Temps, ne devrait jamais être en retard, mais c’est oublier qu’il a des contraintes, comme celle de ne jamais croiser sa propre personne.

Mais ce n’est pas tout. Son ennemi de toujours qui était mort, The Master, le seul autre individu restant de son espèce après la Guerre du Temps, qui l’a transformé en oiseau dans la saison 3, est ramené à la vie par des inconscients. Dans la première partie de ce final les deux Time Lords s’affrontent et The Master prend le dessus et le contrôle de tous les Terriens. Sa folie est générée par ce bruit, ce rythme qu’il a dans la tête, tam tam tam tam…tam tam tam tam. Le Docteur sait que c’est aussi celui des prophéties, les quatre coups qui annoncent la fin.

Pas seulement la fin du Docteur, celle de toutes choses, la fin du Temps.

Car Gallifrey, la planète des Time Lords, existe toujours, dans une bulle hors du Temps. Et ses dirigeants ne veulent qu’une chose : revenir. Je ne vous dirai pas pourquoi. Et le Master va leur permettre de le faire.

J’en ai déjà trop dit. Malgré son caractère dramatique et sombre, il y a quand même quelques respirations humoristiques, avec ces deux extra-terrestres cactusoïdes verts et une Dona amnésique. Il y a surtout Wilfred, le père de Dona, le vieux soldat maladroit, qui jouera un rôle déterminant.

La fin, malheureusement, se traîne en longueur avant la régénération. Pour rendre hommage à ce 10e Docteur, le quart d’heure final est consacré à ceux et à celles qui furent ses compagnons de route.matt-smith-dr-who-20090105-02-maxi.jpg Longs clins d’œil nostalgiques qui peuvent paraître larmoyants et inutiles.

Mais bon, à part ça, c’est drôlement bien, y compris les twists finaux qui précédent le quart d’heure sans intérêt.

Et on y entend le dernier « Allons-y ! » du 10e Docteur (en haut à gauche) et le premier « Géronimo ! » du 11e, plus jeune et a priori plus gai (en bas à droite). Vous me direz : il y a de quoi être content après cette régénération inespérée.

 

Tag(s) : #série télé

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