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"Disparition à Dallas" (La Communauté du Sud, tome 2) de Charlaine Harris

 

Je lis ce second bouquin de cette série de bit-litt après avoir vu la deuxième saison de True Blood dont elle est inspirée. Pour le pitch et les prolégomènes, allez donc lire le billet sur la deuxième saison de la série et celui sur le premier bouquin.

Alors ? On ne re9782290018064_cb.jpgconnaît pas grand-chose de ce qu’on a vu à la télé en lisant le bouquin, encore moins que dans la comparaison première saison - premier bouquin. Alan Ball et ses scénaristes ont très librement adapté et largement réaménagé, insistant un maximum sur ce qui sont des détails du livre, inventant complètement l’adhésion de Jason (qui ne joue aucun rôle dans le livre) à l’église Confrérie anti-morts vivants,  incorporant des personnages inexistants dans le texte, rajoutant des tas de couches relationnelles sur la dépendance entre un vampire et son faiseur (non évoquée dans le livre), insistant beaucoup sur la ménade (qui change de nom) et ses méfaits.

Bref, il est difficile de s’y retrouver mais ce n’est pas bien grave. Quelques personnages subsistent comme Sookie la narratrice du livre, son amant Bill aux crocs rétractables, Eric le shérif des vampires locaux et Sam le colley-garou, même si leurs rôles aussi sont différents.

Le bouquin est plus léger, plus rigolo et beaucoup moins gore et moins pesant que la série. C’est la nouvelle littérature de gare dont je vous causais tantôt. Garantie facile, avec de l’action, un peu de fesse, pas mal d’humour et du fantastique comme si ce n’en était pas. Télépathes, vampires, changelings et même ménades (qu’on ne rencontre pourtant pas souvent dans le genre) jouent leur partition avec naturel parce que, au fond, ce n’est pas de la littérature fantastique. C’est une variation légère sur de vieux mythes et de vieilles légendes. Ce qui n’empêche pas, comme dans la série télé, un message fort sur la tolérance, le respect de la différence et la petitesse de vue des fanatiques religieux.

C’est fait pour distraire sans fatiguer les neurones et, dans le cas de Charlaine, le contrat est rempli. Même pas peur.

 

P.S. : Sûr que la traductrice a fait du bon boulot mais était-ce bien nécessaire, là encore, d’aménager le texte en nous rajoutant des dialogues sur le passage au tutoiement (à trois reprises !) alors que ça ne peut pas exister en vo ? Il manque aussi du texte entre les pages 317 et 318, mais bon.

Tag(s) : #fantastique

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