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"Sans parler du chien" de Connie Willis

 

Voilà un roman qui a reçu plein de prix dans son anglo-saxonie d’origine (Hugo et Locus) et dans notre francophonie (Bob Morane, Ozone), a été universellement encensé par la critique unanime mais que – vous l’aurez deviné - je n’ai pas pu finir. J’ai pourtant insisté 200 pages sur 540. Quand même.

C’est au moins la troisième fois que j’essaye. À sa sortie en 2000, il y a quelques années et ces trois derniers jours. Obstiné sur ce coup, parce que je n’en ai lu que du bien et que les gens trouvent ça drôle.

D’abord il faut être féru de littérature brittanique. Le titre est le sous-titre de Trois hommes dans un bateau de Jerome K.Jerome (que je n’ai pas lu) et il y est fait maintes références, il faut connaître les poèmes de Tennyson (je n’ai pas cet honneur) et maîtriser l’œuvre d’Agatha Christie (ça m’est arrivé quand j’étais petit).

Après il faut aimer l’Angleterre victorienne, la Tamise près d’Oxford, les canotiers et les crinolines, les jeunes gens bien élevés en blazers et dentelles. Il faut aussi aimer l’Histoire parce qu’on est carrément submergé par les références aux événements, batailles et incidents historiques.

Mais d’abord il faut admettre les prémisses invraisemblables de cette histoire. En 2050 on peut voyager dans le passé mais les chercheurs qui s’en occupent n’ont plus de sous et, pour survivre, sont aux ordres d’une vieille folle qui veut reconstruire la cathédrale de Coventry telle que était avant son bombardement durant la Seconde Guerre Mondiale. Elle envoie donc tout le personnel se renseigner sur les détails et en particulier sur une potiche particulièrement hideuse.

Le héros est alors envoyé en 1880 et quelques parce qu’une chatte a été ramenée en 2050 depuis cette époque. Il doit la ramener dans son temps d’origine sinon l’Histoire sera changée. En plus en 2050 les chats ont disparu. Franchement vous trouvez tout ça crédible ?

Bref, suspendons de force notre incrédulité, et entrons dans le bouquin. Accrochez-vous aux branches de vos lunettes ! Les dialogues s’entrecroisent entre personnes qui ne parlent pas de la même chose. C’est de l’humour, mais si. Le héros a peur d’un chien nommé Cyril. C’est drôle, mais si. Il ne sait pas se servir d’un ouvre-boîte. Tordant, non ? Il tombe dans l’eau. On s’esclaffe.

Il y a plein de sortes d’humour, et plusieurs variétés d’humour anglais. Parmi les cousins d’Outre-manche, Wodehouse me fait rire, les Monty Pyton aussi, mais pas Pratchett.

Connie est américaine mais elle fait l’anglaise. Ni son histoire à velléité absurde, ni ses dialogues et situations qui se veulent comiques ne m’ont touché. Tant pis, hein.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

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