Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

"Axis" de Robert Charles Wilson

 

Il y a une bonne lurette, j’avais lu le primé et encensé Spin de RC Wilson. Mon impression de lecture, quoique mitigée par la longueur, était globalement positive. Je fais donc l’acquisition de la suite, Axis, qui se passe des décennies plus tard sur Equatoria, la planète offerte par les Hypothétiques aux humains.

Alors, la dilution d’un minimum d’événements et de révélations en un maximum de pages, il sait faire Robert, et il ne s’en prive pas. Sur les 388 pages de ce deuxième tome, lu jusqu’au bout mais péniblement, on pourrait en sauter la moitié, à l’aise. Parce que Wilson aime décrire en long en large et en travers la psychologie de ses personnages, il lui faut une bonne moitié de bouquin pour commencer à les faire bouger. On suit donc Lise, qui a quitté un type falot Brian, et cherche son père disparu sur cette planète bizarre. Les Hypothétiques ont "préparé" Equatoria pour l’humanité qui doit quitter la Terre polluée et son soleil mourrant. C’est ce qui m’avait semblé dans Spin mais qui n’est pas mentionné dans Axis. Pourquoi ? Boule de gomme !

Elle trouve dans son enquête que son papa chéri a rencontré une drôle de dame qui a été véhiculée par un pilote privé Turk. Lise le connaît bien, ils ont déjà couché ensemble. Leur relation reprend mais les méchants du Département de Sécurité Génomique les surveillent, parce que la dame est une Quatrième Age venue de Mars.

Les Martiens, des humains à l’origine qui ont évolué à part pendant le spin, en savent plus long que les Terriens sur les Hypothétiques car ils en ont « extrait » des médicaments qui permettent de prolonger la vie dans ce quatrième âge et qui pourraient aussi, injectés à un fœtus, permettre de créer un hybride pour communiquer avec les Hypothétiques. C’est l’expérience en cours dans une communauté isolée de Quatrièmes Ages dissidents au fin fond du désert. Isaac le cobaye commence à ressentir des choses et est attiré par un lieu à l’Ouest.

Je ne vous raconterai pas les maigres aventures de Lise, Turk, Suleian la Martienne et Diane, une autre Quatrième Age qui a connu Jason un des héros de Spin.

Il y a des chutes de cendres bizarres, qui sont en fait des morceaux microscopiques d’Hypothétiques et d’où émergent des sortes de plantes ou d’animaux mi vivants-mi minéraux. Isaac les attire.

Il se passe un peu plus de choses dans les cent dernières pages mais la déception est encore plus grande à la fin. Les explications n’expliquent rien. Isaac peut se rappeler de gens morts grâce à sa connexion avec les vrais-faux-dieux-tous puissants et imbéciles qui viennent tous les dix mille ans (ah bon ?) récolter des données qu’ils envoient dans le futur, ou dans le passé. Donc ils ont des souvenirs, donc ils ont une pensée, ou pas, ou alors si.

Les personnages, censés être la spécialité de Wilson sont ébauchés grossièrement, sauf Lise et Turk, on décroche souvent en passant de la tête d’un personnage à un autre. Soudain on voit à travers les yeux d’un type resté jusque là à l’extérieur du récit.

En tout cas on se dit que Robert aurait du s’arrêter à la fin de son Spin et qu’on n’a pas vraiment envie de lire la fin du triptyque, Vortex, prévu dans deux ans chez Lunes d'Encre.

Tag(s) : #science-fiction- Planète SF

Partager cet article

Repost 0