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"Dixie City" de James Lee Burke


Quand des nuages noirs s’amoncellent à l’horizon de votre petite vie, et du reste du Monde aussi tant qu’à faire, quoi de meilleur que de lire du Burke ?

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que je vous fais le dithyrambe de ce monsieur (voir D&D 70 , 139 , 141 , 162  ). Non seulement il vous concocte des histoires formidables mais en plus il écrit, àmtôcha (à mon très ô combien humble avis), comme un qui pourrait être mon dieu si ça existait ce genre de choses.

Ce qu’il invente et raconte est rangé et publié dans la littérature policière mais c’est de la grande vraie littérature qui dépasse les catégories et les tiroirs.

Ce roman-là est long, 526 pages chez Rivages/Noir, mais ce n’est pas chiant une seconde ou une ligne. C’est beau, c’est prenant, c’est intelligent, c’est construit.

Je tire au passage ma gapette ou mon Stetson camarguais au traducteur Freddy Michalski.

Et non je ne vous raconterai pas l’histoire - parce que ces biftons à l’instinct ne sont pas des critiques littéraires, dois-je encore le rappeler ? – mais c’est une des enquêtes de Dave Robicheaux où il cherche à aider son pote Batist et où un horrible nazi ose s’en prendre à sa douce Bootsie. C’est très compliqué parce qu’interfèrent des truands de La Nouvelle Orléans, deux maffiosi mangeurs de pâtes, un irlandais et un gros juif, mais aussi une étrange bonne sœur, un prédicateur illuminé, un flic ripou et… l’épave d’un sous-marin allemand, sur fond de blues de là-bas. Heureusement qu’il pourra toujours compter sur son dingue de pote Clete, une fliquette black et son fils.

Il n’y a pas qu’une enquête difficile, il y a l’ambiance, la Louisiane, les sandwichs torpilles, les orages sur les champs de canne, les chênes décorés de mousse espagnole, les tramways, la « Grande Salée », etc.


Lisez Burke, bon sang, vous attendez quoi ?

Tag(s) : #policier-noir

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